l'effet de serre, c'est quoi ?

L’effet de serre permet d’avoir à la surface terrestre une température moyenne de 15°C. Sans lui, la température moyenne serait de -18°C !

L'effet de serre est un phénomène naturel par lequel certains gaz de l'atmosphère "piègent" à la surface de notre planète le rayonnement terrestre.
Ces gaz jouent le même rôle que les vitres d’une serre : ils n’empêchent pas la lumière du soleil d’arriver jusqu’à la surface terrestre, mais ont la propriété de "capter" une partie du rayonnement infrarouge (et donc la chaleur) réémis par la Terre vers l’espace.

Effet de serre naturel
Source : Climate Challenge

L’élévation des concentrations des gaz à effet de serre (GES) entraînée par les activités humaines amplifie le phénomène, menace l’environnement et est à l'origine du réchauffement global de la planète.

Les composants principaux responsables de l’effet de serre sont :

  • l'eau (pour près des 3/4) sous ses trois formes : liquide, solide et gazeuse ;
  • les autres gaz (le dioxyde de carbone (CO2) représente 77% de la part de ces gaz).

Les principaux gaz à effet de serre produits par les activités humaines sont : 

  • le dioxyde de carbone (CO2) surtout dû à la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) ;
  • le méthane (CH4) provenant de l'élevage des ruminants, de la culture du riz, des décharges d'ordures, des exploitations pétrolières et gazières ;
  • les gaz fluorés (HFC : hydrofluorocarbones), gaz propulseurs dans les bombes aérosols, gaz réfrigérants (climatiseurs), émis aussi par diverses industries (mousses plastiques, composants d'ordinateurs) ;
  • les hydrocarbures perfluorés (PFC) émis, entre autres, lors de la fabrication de l'aluminium ;
  • le protoxyde d’azote (N2O) venant des engrais azotés et de divers procédés chimiques ;
  • l'hexafluorure de soufre (SF6), gaz détecteur de fuites, utilisé également pour l'isolation électrique.

D’autres gaz ont un effet indirect car ils sont précurseurs de gaz à effet de serre. Ainsi, les oxydes d’azote et certains composés organiques volatils, sous l’influence du rayonnement solaire, participent à des réactions photochimiques complexes donnant lieu à la formation d’ozone, lui-même gaz à effet de serre.

Pour en savoir plus sur l'effet de serre, consultez les animations :

  • "Le climat de la Terre", sur le site du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) ;
  • sur l’effet de serre, sur le site du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives).

les changements climatiques en chiffres

Température moyenne globale enregistrée par Goddard Institute for Space Studies (NASA). Le zéro sur cette figure est la température moyenne entre 1961 et 1990
Source : Global Warming Art – Robert A. Rohde

Le climat de la planète commence déjà à s'adapter aux émissions passées de gaz à effet de serre. D’après les experts du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat, IPCC en anglais), les dernières mesures indiquent une hausse de la température moyenne mondiale de l'ordre de 0,85°C depuis la fin du 19ème siècle et une élévation de 0,9°C pour la France.

Le niveau moyen des mers s'est élevé de 17 cm au cours du 20e siècle. De nombreuses régions du monde subissent davantage de précipitations.

Les modèles climatiques prévoient d'ici la fin de ce siècle un réchauffement probable de la planète supérieur à 1,5° C (voire 2°C pour certains scénarios climatiques), et jusqu’à 4,8°C dans les cas extrêmes ; une élévation du niveau de la mer de 26 à 82 cm et une diminution de la couverture neigeuse. 

Evolution du niveau moyen des mers du globe par rapport à la période de référence 1900-1905
Source : Chiffres clés du climat France et Monde, Édition 2015 (MEDDE – CGDD – SoeS, MEDDE – DGEC – SCEE, CDC Climat Recherche)

Une évolution rapide et soutenue du climat aurait des conséquences sur les paysages, la vie animale et végétale, l'évolution des sols et des ressources en eau, ainsi que sur nos activités économiques ou encore notre santé.

Pour en savoir plus, consultez le dernier rapport d'évaluation du GIEC.

la question de l’énergie

La question énergétique est au centre de tous les débats climatiques actuels. En effet, pour subvenir aux besoins d’une population croissante qui consomme de plus en plus d’énergie pour ses besoins quotidiens de déplacements, de chauffage ou de loisirs, il est nécessaire de produire une quantité d’énergie équivalente, croissante également.

Consommation d'énergie finale par secteur.
Source : Chiffres clés de l’énergie, Édition 2013 (MEDDE – CGDD – SoeS, Février 2014)

Dans un contexte où les ressources fossiles se raréfient et font l’objet de nombreux débats (gaz et pétrole de schiste, pollution de l’air des centrales au charbon, sables bitumineux au Canada, etc.), il devient nécessaire de placer la question de l’approvisionnement énergétique au cœur des politiques de gestion. D’autant plus que la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre sont intimement liés : en France, par exemple, 72% des émissions de GES sont dues à l’utilisation d’énergie.

Répartition par source des émissions de GES en France en 2012 (DOM inclus) - 490Mt CO2éq. hots UTFC
Source : Chiffres clés du climat France et Monde, Édition 2015 (MEDDE – CGDD – SoeS, MEDDE – DGEC – SCEE, CDC Climat Recherche)

Pour en savoir plus, consultez :

alors, que fait-on ?

Conscients des problématiques climatiques et énergétiques auxquelles nous faisons face, les gouvernements se sont mobilisés afin de réduire leurs consommations d’énergie et leurs émissions de gaz à effet de serre.

Des objectifs ont été convenus :

  • internationaux (protocoles de Kyoto 1 et 2) ;
  • européens (paquet énergie climat européen, stratégie d’adaptation au changement climatique, échanges de quotas, feuille de route à 2050, etc. ;
  • nationaux (paquet énergie-climat national, lois grenelle 1 et 2, transition énergétique pour la croissance verte, plan national d’action en matière d’efficacité énergétique, plan national d’adaptation au changement climatique, plan national en faveur des énergies renouvelables,  etc.) ;
  • régionaux et locaux (schémas régionaux climat air énergie, plans climat énergie territoriaux, stratégie régionale de transition énergétique…).

C’est ainsi que l’ensemble des acteurs de la société est amené à agir afin de participer à l’effort collectif, quels que soient leur secteur d’activité.

Pays signataires du protocole de Kyoto au 30 septembre 2014
Source : Chiffres clés du climat France et Monde, Édition 2015 (MEDDE – CGDD – SoeS, MEDDE – DGEC – SCEE, CDC Climat Recherche)

Consultez les liens suivants pour en savoir plus :

Synthèse des objectifs internationaux, européens, nationaux et régionaux
Source : Chiffres-clés Climat, Air et énergie, édition 2013 (ADEME, janvier 2014)