Le projet

Cette page fait le lien avec la plateforme développée https://data.airpl.org/expeIDN/ pour sensibiliser et rendre accessibles les données de qualité de l’air sur l’île de Nantes, en temps réel et permettent d'éclairer certains sujets qui ne pouvaient pas être développés.

Comment est construite la couleur des nuages ?

La couleur des nuages correspond au niveau de pollution de l’air. Ce choix de couleur se base sur la construction de l’indice de qualité de l’air journalier (ATMO) :

  • Polluants concernés : dioxyde d’azote, ozone, particules fines PM10 et PM2,5, dioxyde de soufre ;
  • Construction : l’indice final est défini par le maximum de 5 sous-indices, chacun étant représentatif d'un polluant de l'air :    
    • les particules PM10,
    • les particules fines PM2,5,
    • l’ozone (O3),
    • le dioxyde d’azote (NO2),
    • le dioxyde de soufre (SO2).

C’est donc le sous-indice le plus dégradé sur l’échelle qui fait l’indice du jour.
Pour plus d’informations sur l’indice de qualité de l’air (ATMO) et son calcul, rendez-vous sur la page Indice et prévisions, vous trouverez notamment les guides de calcul (échelles retenues) et l’arrêté correspondant.

L’indicateur calculé pour l’île de Nantes s’inspire de la construction de l’indice ATMO réglementaire, il a été adapté pour fournir une information plus précise :

  • Données : issues des modèles de prévisions et des microcapteurs (seulement pour les particules PM10 et PM2,5) ;
  • Fréquence de mise à jour : horaire ;
  • Périmètre : île de Nantes.

Comment adapter mon comportement en fonction de la couleur des nuages ?

L’indice de qualité de l’air est un indicateur réglementaire, des travaux nationaux sont en cours pour donner des informations et recommandations adaptées en fonction des couleurs de l’indice. Nous vous tiendrons informé.e sur cette page.

Par ailleurs, la couleur des nuages est donnée à titre indicatif, elle ne remplace pas les procédures mises en œuvre par la préfecture en cas de pic de pollution. Pour être informé.e en temps réel des pics de pollution et pour avoir les recommandations sanitaires et comportementales associées, inscrivez-vous sur http://www.airpl.org/newsletter#?lists=alerte.

Quels sont les effets de la pollution sur ma santé ?

Chaque individu respire en moyenne 15 000 litres d’air par jour. Cet air contient des polluants qui peuvent avoir une incidence sur notre santé, les écosystèmes, le climat et le bâti.
La communauté scientifique est unanime : la pollution de l’air a des impacts importants sur la santé, elle est responsable de nombreuses maladies et de décès prématurés.
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’agence spécialisée de l’OMS pour le cancer, a classé la pollution de l’air extérieur comme cancérigène pour les êtres humains en 2013.
Un rapport publié par Santé Publique France en 2021 affirme que la pollution aux particules fines PM2,5 (celles ayant un diamètre inférieur à 2,5 microns) est responsable de 40 000 morts prématurées en France chaque année. La qualité de l’air que nous respirons représente ainsi un enjeu majeur de santé publique.

  • un exposition aiguë (court terme, de quelques heures à quelques jours) : irritations oculaires, des voies respiratoires, crises d’asthme, exacerbation de troubles cardio-vasculaires et respiratoires pouvant conduire à une hospitalisation, et dans les cas les plus graves au décès ;
  • une exposition chronique (long terme, de plusieurs années) : les effets sur la santé peuvent dans ce cas être définis comme la contribution de cette exposition au développement ou à l’aggravation de maladies chroniques telles que des cancers, des pathologies cardiovasculaires et respiratoires (asthme, broncho-pneumopathie chronique obstructive), des troubles neurologiques, etc.

En France, l’exposition tout au long de l’année (chronique) à la pollution de l’air est celle qui a les impacts les plus importants sur la santé.
Et plus concrètement, les effets de la pollution dépendent de plusieurs facteurs :

  • de la nature du polluant (gaz, particules, etc.),
  • de la taille des particules,
  • de nos caractéristiques (âge, sexe, etc.), notre mode de vie (tabagisme, etc.) et notre état de santé,
  • de la durée d’exposition et de la dose inhalée.

Suivez les bons gestes pour réduire la pollution et votre exposition

Il est possible d’agir pour mieux respirer individuellement et limiter la pollution respirée par tous.tes.
Pour cela, optez pour les bons gestes au quotidien (en intérieur, dans les choix de mobilité, de consommation ou de loisirs, etc.).

Restez informé.e de l’air que vous respirez !

Nous vous informons :