Ce rapport présente les résultats des campagnes de mesure réalisées à la demande de la Communauté de communes du Pays d’Ancenis (COMPA) destinées à mieux connaître la qualité de l’air du territoire. Les niveaux de particules fines et d’ozone relevés à Ancenis sont proches de ceux d’autres villes comme Angers ou Nantes, il s’agit de polluants dont les phénomènes s’observent à large échelle géographique. Les niveaux de dioxyde d’azote sont plus faibles à Ancenis, en lien avec un trafic automobile moindre.

contexte

La Communauté de communes du Pays d’Ancenis (COMPA) a missionné Air Pays de la Loire dans le cadre de son Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) afin de mettre en œuvre un suivi de la qualité sur le territoire pendant trois ans, de 2017 à 2019. L’objectif est double : évaluer la qualité de l’air du territoire et informer les citoyen·nes sur leur cadre de vie. Chaque année, deux campagnes de mesure de deux mois seront réalisées, une en hiver, l’autre en été.

dispositif de mesure

Deux campagnes de mesure d’environ deux mois chacune ont été réalisées pendant l’été 2017 et l’hiver 2017-2018. Durant les deux périodes, un laboratoire mobile a été installé, avec à son bord une batterie complète d’analyseurs automatiques : particules fines (PM10 et PM2,5), oxydes d’azote (NOx, NO2), ozone (O3), dioxyde de soufre (SO2) et monoxyde de carbone (CO), représentatifs des principaux indicateurs de pollution dans l’air ambiant.
Ce laboratoire a été installé dans l’enceinte d’un centre de loisirs, boulevard Madame de Sévigné, dans le centre d’Ancenis.

comparaison à d’autres villes

Les niveaux relevés à Ancenis sont très similaires aux niveaux relevés à Nantes, Angers ou Saint-Nazaire à la même période, à l’exception du dioxyde d’azote (NO2) qui présente des niveaux plus faibles, grâce à un moindre trafic automobile environnant. Ces niveaux sont représentatifs d’un milieu urbain de fond.
En particulier, les particules fines et l’ozone sont des polluants qui s’observent à large échelle, aussi bien à la ville qu’à la campagne, ce qui explique la proximité entre les niveaux de différentes villes.
Les niveaux en monoxyde de carbone et en dioxyde de soufre à Ancenis sont très faibles, voire nuls pour ce dernier, signe de l’absence d’influence industrielle au niveau du site de mesure.

respect des valeurs réglementaires

Les mesures réalisées permettent de conclure à de fortes chances de respecter les valeurs limites pour l’ensemble des polluants (une conclusion ferme nécessiterait une mesure sur une année complète).
Les objectifs de qualité en dioxyde d’azote et particules PM10 ont eux aussi de fortes chances d’être atteints. En revanche, pour le PM2,5 une incertitude subsiste, la moyenne sur les campagnes étant inférieure mais proche de l’objectif en moyenne annuelle. Cette situation n’est pas spécifique à Ancenis, elle est généralisable à l’ensemble de la région.
Il n’a pas été observé lors de ces campagnes de mesure de dépassement des seuils de déclenchement des épisodes de pollution. Néanmoins, en ce qui concerne l’ozone et les particules PM10, il n’est pas exclu que ces seuils puissent être dépassés lors d’épisodes régionaux, tout comme ils le sont parfois à Nantes ou à Angers.

perspectives

Les campagnes de mesure présentées ici constituent le premier volet d’un programme de surveillance sur trois ans. Les prochaines campagnes permettront de vérifier ces résultats ainsi que de suivre l’évolution des niveaux dans le temps.