L’étude menée en 2016 dans l’environnement de l’établissement met en évidence des niveaux de polluants représentatifs d’une zone périurbaine non influencée par l’établissement, dans la continuité des études réalisées les années précédentes.

contexte et objectifs : une surveillance réglementée pour évaluer l’impact d’Arc-en-Ciel

Depuis la publication des arrêtés préfectoraux du 2 juillet 1992 et du 14 avril 2003, une surveillance annuelle de la qualité de l’air autour de l’établissement est exigée. Air Pays de la Loire a été retenu pour réaliser, depuis 1997, une surveillance annuelle de la qualité de l’air dans l’environnement d’Arc-en-Ciel.
Deux types d’indicateurs sont ciblés :

  • les polluants atmosphériques, qui comprennent les métaux lourds, le chlorure d’hydrogène HCl, le dioxyde d’azote NO2, le dioxyde de soufre SO2, le monoxyde de carbone CO ainsi que les particules fines PM10 ;
  • les retombées atmosphériques, qui contiennent notamment les dioxines et furanes et les métaux lourds.

Cette surveillance annuelle a pour but :

  • de comparer les niveaux de pollution par rapport aux valeurs réglementaires et de référence,
  • d’évaluer l’influence des émissions d’Arc-en-Ciel sur la qualité de l’air environnant, en comparant notamment les mesures à celles réalisées sur d’autres sites, non influencés par l’établissement.

moyens : une campagne d’évaluation aux techniques de mesures normalisées

une campagne de mesure sur 9 semaines

En 2016, la période de prélèvements s’est étendue du 3 août au 6 octobre. Le fonctionnement de l’installation était alors normal.

deux types d’indicateurs pour plusieurs polluants :

Le dispositif d’étude mis en œuvre par Air Pays de la Loire comprend la mesure :

  • des dépôts atmosphériques par la collecte et l’analyse des eaux de pluie. Il s’agit de quantifier :
    • 9 métaux (As, Ni, Cd, Pb, Zn, Cu, Hg, Mn, Cr) ;
    • les ions chlorure, pour tracer l’acide chlorhydrique ;
    • les dioxines et les furanes (17 congénères toxiques).
  • des concentrations atmosphériques, par la pose de systèmes aspirant l’air ambiant au travers de filtres qui sont analysés en laboratoire pour mesurer :
    • les chlorures particulaires (embruns marins) et l’acide chlorhydrique,
    • les métaux lourds en suspension dans l’air.
  • des concentrations atmosphériques des polluants suivis en continu par Air Pays de la Loire : dioxyde d’azote, monoxyde de carbone, dioxyde de soufre et particules fines.

résultats : des niveaux de polluants qui respectent les valeurs réglementaires et de référence

dioxines et furanes

Les niveaux de ces polluants autour de l’incinérateur (autour de 1 pg d’équivalent toxique total par m² et par jour d’exposition) sont sensiblement similaires à ceux relevés sur le site rural de référence non influencé par Arc-en-Ciel, en Vendée.
Par ailleurs, les spectres (participation de chaque composé de la famille des dioxines et furanes à la toxicité totale) ne sont pas corrélés à ceux relevés en sortie de l’incinérateur, suggérant une absence d’influence décelable de celui-ci.
Les valeurs relevées s’inscrivent dans un historique de faible présence de ces composés, avec des niveaux similaires à ceux de 2005, 2006, 2009, 2012, 2014 et 2015.

Niveau du polluant : faible

Pas d’influence d’Arc-en-Ciel

métaux lourds, dans l’air et dans les retombées

Les niveaux de métaux dans les eaux de pluies sont comparables aux niveaux habituellement relevés en zone rurale et ne s’écartent pas des niveaux mesurés les autres années. Les mesures des métaux en suspension dans l’air sont quant à elles homogènes entre les trois sites, comparables aux années précédentes et, concernant les composés réglementés (Arsenic, Cadmium, Plomb et Nickel), les valeurs relevées sont très en dessous des seuils et comparables aux niveaux relevés sur le site de fond urbain nantais (cimetière de la Bouteillerie).
Par ailleurs, l’évolution des taux relevés au cours de la campagne n’est pas corrélée avec l’exposition des sites aux vents venant de l’UVE, excluant une influence décelable de celui-ci sur les concentrations de l’air en métaux lourds.

Niveau du polluant : faible

Pas d’influence d’Arc-en-Ciel

chlorures

Les niveaux en chlorures particulaires et en ions chlorure dans l’air sont également dans le prolongement des valeurs relevées les années précédentes.
On constate en particulier une bonne corrélation des niveaux de chlorures particulaires avec les vents d’ouest, signe d’apport d’embruns marins par ces vents. L’acide chlorhydrique quant à lui apparaît mieux lors d’épisodes de vents faibles, pendant lesquels il est produit par la dégradation des aérosols marins.
Aucune causalité ne peut être établie ici entre l’activité d’Arc-en-Ciel et les concentrations en acide chlorhydrique, pourtant marqueur de l’incinération d’ordures ménagères.

Niveau du polluant : faible

Pas d’influence d’Arc-en-Ciel

polluants suivis en continu par Air Pays de la Loire

Les niveaux de NO2 prennent des valeurs intermédiaires entre celles relevées à Nantes et celles relevées en milieu rural et les niveaux de PM10 sont homogènes aux niveaux relevés sur la région (dans un contexte de pollution importée, source de dépassement des valeurs réglementaires).
Le SO2 et le CO ne sont détectés qu’à l’état de trace.
Dans tous les cas les roses de pollution ne pointent pas le secteur d’Arc-en-Ciel mais révèlent plutôt l’influence de l’agglomération nantaise.

Niveau du polluant : faible

Pas d’influence d’Arc-en-Ciel

conclusion : pas d’influence d’Arc-en-Ciel

Les teneurs en polluants enregistrées dans l’environnement d’Arc-en-Ciel sont représentatives d’une zone périurbaine non influencée par l’établissement.