Air Pays de la Loire a initié en 2003 un programme de mesure de COV dans les Pays de la Loire.

L’objectif était d’obtenir des premières mesures de 50 COV en milieu urbain.

des prélèvements par canister suivis d’analyses en laboratoire

Air Pays de la Loire a réalisé des prélèvements à l’aide de canisters. Un canister se présente sous la forme d’une sphère en acier inoxydable surmontée d’une ligne de prélèvement munie d’un manomètre différentiel. Lors du prélèvement, le canister, préalablement nettoyé et mis sous vide en laboratoire, est ouvert et se remplit d’air. Lorsque le canister est totalement rempli, il est envoyé en laboratoire pour analyse. Le temps de remplissage est fixé à 4 heures pour l’ensemble des prélèvements. L’analyse des 50 COV contenus dans l’air est réalisée par chromatographie gazeuse. Les conditionnements et les analyses ont été effectués par le département chimie et environnement de l’école des Mines de Douai.

Deux sites de mesures du réseau permanent d’Air Pays de la Loire ont fait l'objet de prélèvements par canister :

  • le site urbain de Bellevue (agglomération nantaise) : ce site éloigné des principales voies de circulation est représentatif de la pollution moyenne à l’échelle d’un quartier 
  •  le site de trafic de la rue de la Röe à Angers : ce site mesure les niveaux maximaux de pollution d’origine automobile.

Les prélèvements ont été réalisés en matinée, quasi simultanément sur les deux sites, pendant trois périodes : 13 mars, 5 mai et 18 décembre 2003.

des composés de même nature sur les deux sites dont 10 COV largement majoritaires

Durant chaque période, les conditions météorologiques sont sensiblement identiques à Nantes et Angers. Les trois périodes couvrent une gamme variée de conditions climatiques : temps froid avec vent de nord-est, temps plus chaud avec flux d’ouest.
Sur les 48 composés analysés, il apparaît que les 10 composés les plus abondants sont sensiblement les mêmes sur les deux sites et pour les trois périodes. Ce sont l’éthylène, l’éthane, l'acéthylène, le butane, l’isopentane, le propane, le toluène, l’isobutane, le propène et les m-p xylènes. Ils représentent, en termes de concentrations, 80 % de la totalité des 48 COV. Il est à noter que ces composés appartiennent à la fraction organique hydrocarbonée la plus abondante dans l’atmosphère.

des niveaux systématiquement plus élevés en situation de proximité automobile

La comparaison des concentrations enregistrées respectivement sur les deux sites montre des teneurs systématiquement plus élevées dans la rue de la Röe. La concentration globale sur ce site est de 1,5 à 3,4 fois supérieure à celle enregistrée sur le site urbain de l'agglomération nantaise. Ceci suggère le rôle important des émissions du transport routier sur les concentrations atmosphériques en milieu urbain.

davantage de COV en hiver

Les teneurs en COV enregistrées le 18 décembre 2003 sont plus élevées que lors des deux autres périodes. Ceci est cohérent avec le cycle saisonnier généralement observé pour la plupart des COV avec des teneurs hivernales plus élevées. Ceci est dû à des conditions météorologiques hivernales moins dispersives, des émissions hivernales supplémentaires comme le chauffage domestique et une photochimie consommatrice de COV moins importante l’hiver.