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la dispersion des polluantsLa dispersion des polluants émis dépend des conditions météorologiques auxquelles ils sont soumis : pression, turbulence atmosphérique, vent, température. |
Les situations dépressionnaires (basses pressions) correspondent généralement à une turbulence de l'air assez forte et donc de bonnes conditions de dispersion. En revanche, des situations anticycloniques (hautes pressions) où la stabilité de l'air ne favorise pas la dispersion des polluants entraînent des épisodes de pollution.
Les niveaux de concentration des polluants sont également liés à la vitesse du vent. La dispersion des polluants augmente avec la vitesse et la turbulence du vent. Un vent faible favorise donc l'accumulation des polluants. La vitesse du vent augmentant généralement avec l’altitude, au fur et à mesure que les polluants s’élèvent, leur dispersion est facilitée.
La température agit sur la chimie et les émissions des polluants : le froid diminue la volatilité de certains gaz et augmente les rejets automobiles et des bâtiments, tandis que la chaleur estivale entraîne la formation photochimique de l'ozone et l'évaporation des composés organiques volatils.
En moyenne, la température décroît avec l'altitude (0,65°C par 100m, sous nos latitudes). L'air chaud contenant les polluants au niveau du sol se disperse verticalement.
La nuit, les couches d’air à proximité du sol se refroidissent par rayonnement au sol tandis que les couches immédiatement supérieures restent plus chaudes. Cette couche d’air plus chaud, ou inversion thermique, forme un “ couvercle ” empêchant les polluants de se disperser. Si, au même moment, il n'y a pas de vent, les polluants peuvent augmenter dans des proportions importantes.