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le dioxyde de soufre SO2Le dioxyde de soufre provient principalement de la combustion des combustibles fossiles. A certaines concentrations, il peut provoquer des irritations oculaires, cutanées et respiratoires. |
Le dioxyde de soufre provient principalement de la combustion des combustibles fossiles (charbons, fiouls...), au cours de laquelle les impuretés soufrées contenues dans les combustibles sont oxydées par le dioxygène de l'air O2 en dioxyde de soufre SO2.
Ce polluant gazeux est ainsi rejeté par de multiples petites sources (installation de chauffage domestique, véhicules...) et par des sources ponctuelles plus importantes (centrales de production électrique ou de vapeur, chaufferies urbaines...). Certains procédés industriels produisent également des effluents soufrés (production d'acide sulfurique, raffinage de pétrole, métallurgie des métaux non ferreux...). Dans certaines régions de la planète, les éruptions volcaniques représentent une part très importante des rejets de dioxyde de soufre.
Depuis une trentaine d'années, les émissions européennes de dioxyde de soufre sont en baisse. La diminution des consommations de combustibles fossiles et l'utilisation croissante de combustibles à basse teneur en soufre et de l'énergie nucléaire ont largement contribué à cette baisse des rejets polluants.
Les teneurs moyennes en dioxyde de soufre dans l'atmosphère en France sont généralement inférieures à 5 µg/m3. Toutefois, dans les régions situées sous les vents d'établissements industriels émetteurs, des taux de pollution soufrée plus élevés peuvent être mesurés. En ville, les abords des voies de circulation sont également touchés par la pollution soufrée, notamment lorsque la fréquentation des véhicules diesel y est élevée. L’automne et l’hiver connaissent plus fréquemment des épisodes de pollution liés au dioxyde de soufre, l’usage des chauffages utilisant des combustibles fossiles y étant plus important et la dispersion atmosphérique des polluants souvent limitée.
Le dioxyde de soufre est un gaz irritant, notamment pour l’appareil respiratoire. Les fortes pointes de pollution peuvent déclencher une gêne respiratoire chez les personnes sensibles (asthmatiques, jeunes enfants…). Les efforts physiques intenses accroissent les effets du dioxyde de soufre. Aux concentrations habituellement observées dans l’environnement, une très grande proportion du dioxyde de soufre inhalé est arrêtée par les sécrétions muqueuses du nez et des voies respiratoires supérieures. Le dioxyde de soufre qui atteint le poumon profond, passe dans la circulation sanguine puis est éliminé par voie urinaire. Des études épidémiologiques ont montré qu’une hausse des taux de dioxyde de soufre s’accompagnait notamment d’une augmentation du nombre de décès pour cause cardio-vasculaire.
Dans l’atmosphère, le dioxyde de soufre se transforme principalement en acide sulfurique, qui se dépose au sol et sur la végétation. Cet acide contribue, en association avec d’autres polluants, à l’acidification et à l’appauvrissement des milieux naturels. Il participe aussi à la détérioration des matériaux utilisés dans la construction des bâtiments (pierre, métaux).