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les composés organiques volatils COVLes COV sont les composés organiques s'évaporant dans les conditions normales de température (20°C) et de pression (1013 hPa). Ils connaissent de multiples usages. Leurs effets sur la santé et l’environnement peuvent être très néfastes. |
Les composés organiques volatils entrent dans la composition de nombreux produits courants : peintures, encres, colles, solvants, dégraissants, cosmétiques, agent de nettoyage... Des COV sont également émis lors de la combustion de carburants ou par évaporation lors de leur fabrication, stockage ou utilisation. La végétation méditerranéenne et certaines cultures participent aux émissions naturelles des COV.
Le méthane CH4 est principalement rejeté par les sources naturelles ou semi naturelles : fermentation, riziculture, élevage, mais aussi par l'extraction et le transport du gaz naturel. Sa concentration est relativement élevée dans l'air (600 à 1200 µg/m3). Si ce gaz est non toxique et peu réactif, il contribue en revanche fortement à l'effet de serre. Le méthane est comptabilisé séparément des autres COV et ceux-ci reçoivent la dénomination de composés organiques volatils non méthaniques (COVNM).
Les hydrocarbures aromatiques monocycliques sont des composés organiques volatils non méthaniques. Parmi ceux-ci, benzène, toluène, éthyl-benzène, ortho-, métha-, et para-xylènes (BTEX) sont intégrés dans le dispositif de surveillance de la qualité de l’air, mais seul le benzène fait l’objet de la réglementation européenne relative à l'air ambiant.
Les effets des COV sont très variables selon le polluant considéré.
Ils sont à l’origine de la formation des photooxydants tels que l’ozone, lui-même responsable de gêne respiratoire chez l’homme. Les COV peuvent aussi directement provoquer des irritations sensorielles (hydrocarbures et formaldéhydes). Des manifestations plus sévères telles que les troubles cardiaques (toluène, chloroforme) et digestifs ou les effets cancérogènes (benzène) et mutagènes, sont liés à des expositions chroniques ou intenses enregistrées dans le passé dans certaines ambiances de travail. Les concentrations relevées dans l’environnement sont très inférieures à ces atmosphères et n’entraînent pas d’expositions aiguës.
L'impact environnemental des COV est lié à leur réactivité chimique avec les composés gazeux de l'atmosphère. Ils jouent un rôle majeur dans la formation de l’ozone troposphérique et sont des précurseurs photochimiques. Les COV interviennent également dans les processus conduisant à la formation des gaz à effet de serre.