la radioactivité

La mesure de l’activité d’une source émettrice de rayonnements ionisants, de leur énergie, des doses susceptibles d’être absorbées par l’organisme et l’évaluation par le calcul de leur impact sur la santé permettent de quantifier les risques associés à la radioactivité et aux expositions aux rayonnements ionisants. La réglementation fixe différentes valeurs limites ou indicatives à des fins de prévention.

La radioactivité est la propriété que possèdent certains éléments chimiques de se transformer spontanément en un autre élément par désintégration d'une partie de leur noyau atomique. Pendant la désintégration, une quantité importante de chaleur est dégagée, différents types de rayonnement peuvent être émis en fonction de l'élément d'origine : particulaires α (noyau d'hélium) et β (électrons) ou bien électromagnétiques comme la lumière visible (rayons γ). Les rayons γ traversent facilement la matière. En revanche, leur pouvoir d'ionisation - capacité à modifier les liaisons d'une molécule - est relativement faible. Les particules α possèdent un pouvoir ionisant important mais sont facilement arrêtées par une feuille de papier. Les caractéristiques des particules β sont intermédiaires (pouvoir ionisant modéré et pénétration dans l'air stoppée par une feuille d'aluminium).

Les éléments radioactifs existent à l'état naturel dans notre environnement : par exemple, le sol contient de nombreux radioéléments : l'uranium 238 et 235, le thorium 232 et leurs produits de désintégration, éventuellement radioactifs (le radon principalement). D'autre part, le soleil et les galaxies sont le siège de phénomènes permanents de fusions thermonucléaires qui émettent des rayonnements gamma. Ces deux sources sont qualifiées respectivement de tellurique et cosmique. Les éléments radioactifs sont généralement portés par les poussières. Leur comportement physique (déplacement, dépôt) est donc identique à celui des aérosols classiques que l'on peut rencontrer en milieu urbain. L'homme transfère également des radioéléments à l'occasion d'activités militaires ou civiles : technologies utilisant des produits luminescents, par exemple sur les appareils de mesure ou les montres, utilisations médicales (examens radioscopiques et radiothérapie), les applications industrielles (extraction d'uranium, gammagraphie...), les explosions nucléaires aériennes (dont les effets se sont largement atténués depuis leur arrêt).

unités de mesure des radioéléments :

  • L'activité du corps radioactif désigne le nombre de désintégrations par seconde et s'exprime en Becquerels (Bq).
  • La dose absorbée représente l'énergie cédée à la matière par unité de masse, par les rayonnements ionisants. L'unité est le Gray (Gy).
  • L'équivalent de dose permet de fixer les effets biologiques des rayonnements et s'exprime en Sievert (Sv).

les effets sur la santé

Les conséquences de la radioactivité sur la santé sont complexes. Le risque pour la santé dépend non seulement de l'intensité du rayonnement et de la durée d'exposition, mais également du type de tissu concerné.

réglementation

La concentration en radon en air ambiant extérieur est faible et inoffensive pour l’environnement et la santé humaine. Des risques pour la santé peuvent apparaître en cas d’exposition prolongée à une atmosphère confinée riche en radon. L’arrêté du 22 juillet 2004 relatif aux modalités de gestion du risque lié au radon dans les lieux ouverts au public précise deux niveaux d'action progressifs : 2000 Bq/m3 puis 400 Bq/m3.

Pour la radioactivité γ, le décret n°2002-460 du 4 avril 2002 relatif à la protection générale des personnes contre les dangers des rayonnements ionisants abaisse la dose efficace pour la population de 5 à 1 mSv (millisievert) par an. Cette limite annuelle d’exposition pour une personne du public ne concerne pas l’irradiation naturelle, mais seulement l’exposition artificielle, hors médicale. Cela signifie que 1mSv par an, hors exposition médicale, est toléré en plus de la radioactivité naturelle, laquelle constitue le bruit de fond et est fonction de la région où est effectuée la mesure.

Les centrales nucléaires, les usines de retraitement, les retombées des anciens essais nucléaires atmosphériques et de Tchernobyl constituent les principales sources de radioactivité artificielle. Ainsi par exemple, la dose moyenne annuelle des expositions occasionnées par les rejets d’une centrale nucléaire en France est de l’ordre de 0,002 mSv. Les retombées de l’accident de Tchernobyl sont estimées à 0,01 mSv en 2006 dans les zones les plus touchées.

fiche thématique "la radioactivité atmosphérique"


eZ publish™ copyright © 1999-2008 eZ systems as