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le monoxyde de carbone COLe monoxyde de carbone provient principalement du trafic automobile et d’installations de chauffage en mauvais fonctionnement. Les progrès technologiques dans l’industrie automobile ont permis d’abaisser très significativement les émissions. |
Le monoxyde de carbone est difficilement décelable car c’est un gaz incolore, inodore et sans saveur. Il est le produit de la combustion incomplète de matières organiques (gaz, charbon, fioul, carburants, bois). Le trafic automobile constitue la principale source de monoxyde de carbone. Des concentrations importantes peuvent ainsi être rencontrées lorsque le moteur d’un véhicule tourne au ralenti dans un espace clos (garage) ou en cas d’embouteillage dans des espaces couverts tels que les tunnels. Le mauvais fonctionnement d’un appareil de chauffage domestique peut également être à l’origine de teneurs élevées en CO dans les habitations.
Le monoxyde de carbone est un polluant primaire indicateur de trafic routier. Ses concentrations ont fortement diminué ces dernières années du fait principalement des progrès technologiques importants dans les émissions des véhicules routiers. Les teneurs mesurées sont plus faibles en situation de fond qu’au voisinage immédiat des sources de trafic.
Le CO est dangereux car non décelable. Son effet toxique se manifeste à de très faibles concentrations en exposition prolongée. Le CO est principalement un poison sanguin. Il se fixe à la place de l’oxygène sur l’hémoglobine du sang conduisant à un manque d’oxygénation du système nerveux, du cœur et des vaisseaux sanguins. Les premiers symptômes de l’intoxication sont les seuls signaux d’alarme : maux de tête, une vision floue, des malaises légers, des palpitations. Si les concentrations de CO sont élevées, l’intoxication se traduit par des nausées, des vomissements, des vertiges ou, plus grave, un évanouissement puis la mort. La gravité de l’intoxication dépend de la quantité de CO fixé par l’hémoglobine. Elle est donc liée à plusieurs facteurs : la concentration de CO dans l’air, la durée d’exposition et le volume respiré.
Le monoxyde de carbone participe à la formation de l’ozone troposphérique. Son oxydation aboutit à la formation de dioxyde de carbone, composé reconnu comme étant l'un des principaux gaz à effet de serre.
Seuils réglementaires 2006
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