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des particules de plus en plus fines[16/10/2002] (actualités - particules, réseau de surveillance)Historiquement réalisée à partir de la mesure des fumées noires, la surveillance des poussières dans l'atmosphère s'est profondément modifiée depuis la Loi sur l'Air de décembre 1996 avec la mise en œuvre de la mesure des particules de diamètre inférieur à 10 µm (PM10). En complément, depuis avril 2002, deux analyseurs des poussières de dimension inférieure à 2,5 µm (PM2,5) surveillent l'atmosphère des Pays de la Loire. |
Les particules en suspension dans l'air peuvent être minérales ou organiques, composées de matières vivantes (pollens,…) ou non, grosses ou fines, naturelles ou anthropiques. De ce fait, elles constituent un ensemble extrêmement hétérogène de polluants dont la taille varie de quelques nanomètres à une centaine de micromètres. Cette complexité est liée à la diversité des sources d'émission et des mécanismes conduisant à leur formation.
Les particules PM10 sont d'origine naturelle (remise en suspension, poussières désertiques ou volcaniques, embruns marins,…) et anthropique (particules issues de l'usure des pneus ou de pièces de métal, poussières de carrière ou de chantier, résidus de combustion,…). Elles sont dites inhalables parce qu'elles pénètrent dans l'organisme, mais elles sont arrêtées dans leur progression par les défenses naturelles des voies respiratoires supérieures et moyennes.
Les poussières PM2,5, plus nombreuses mais moins lourdes que les PM10, proviennent essentiellement des transformations chimiques des gaz polluants en particules (nitrates et sulfates) et des processus de combustion incomplète. Les véhicules diesel sont une source importante de fines particules (de 0,1 à 0,5 µm). Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques, dont la surveillance dans l'air débute en France, font également partie de la famille des PM2,5. Celle ci représente la fraction alvéolaire de l'aérosol atmosphérique parce que ces poussières peuvent atteindre les alvéoles pulmonaires pour s'y accumuler. Les autorités sanitaires encouragent la mesure des PM2,5 parce qu’elles constituent des bons indicateurs de l’effet sur la santé des particules.
Inventaire sectoriel des émissions de PM2,5 dans les Pays de la Loire en 1999 (en tonnes)
Le CITEPA (Centre Interprofessionnel d'Études de la Pollution Atmosphérique) a réalisé pour l'année 1999 un inventaire des émissions polluantes dans les Pays de la Loire. Cet inventaire comporte un descriptif des rejets des PM2,5 représentés à l'échelle de la région essentiellement par le secteur de l'agriculture et, dans une moindre mesure, par le transport routier et le chauffage résidentiel et tertiaire.
La Directive Européenne du 22 avril 1999 préconise, sans la rendre obligatoire, l'installation de capteurs de PM2,5 dans les États membres de l'Union Européenne. Avec le financement de l’État, Air Pays de la Loire a débuté un programme d’installation de stations de ce type. Deux stations des agglomérations nantaise et angevine, déjà équipées d'appareils de mesure des PM10 ont ainsi été dotées, en complément, de systèmes de mesure des particules PM2,5.
Il n'existe pas actuellement de seuil réglementaire dans le droit européen pour les poussières PM2,5. Les deux stations équipées ont enregistré des moyennes d’environ 10 µg/m3 depuis avril 2002. En milieu urbain, la source principale de ces particules fines est le transport routier comme le montre le profil moyen journalier des concentrations en PM10 et PM2,5 à Angers, où apparaît clairement l'influence du pic de circulation du matin.
Profil moyen journalier en PM10 et PM2,5 entre avril et août 2002 à Angers
Le rapport moyen entre les niveaux de PM2,5 et les teneurs en PM10 a été établi autour de 0,6 à Nantes et à Angers pour la période d'avril à août 2002. Ce rapport est inférieur à ceux observés dans des villes continentales françaises et européennes dont les valeurs se situent entre 0,7 et 0,8. Ce phénomène s'explique vraisemblablement en partie par l'influence de l'océan atlantique, source d'émissions de grosses particules à l'origine de la diminution du rapport PM2,5/PM10 pour des directions de vent en provenance de l'océan, comme cela a été constaté sur les stations des Pays de la Loire. Ce rapport PM2,5/PM10 est donc utile pour caractériser l'origine des poussières.
En complément des mesures en continu des particules PM2,5 en agglomération, Air Pays de la Loire met en place des projets de campagnes de surveillance de la nature chimique de ces particules (métaux lourds, fraction carbonée,…) en milieu industriel, autour d'usines d'engrais ou de complexes industrialo-portuaires.
Pour connaître les concentrations de particules en suspension des 3 derniers jours en Pays de la Loire
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