la qualité de l'air dans les Pays de la Loire

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campagne de mesure de la qualité de l'air dans l'environnement de l'aéroport Nantes-Atlantique - 8 août - 10 septembre 2002

[31/12/2002] (actualités, rapports - aéroport, campagne de mesure, transports)

Sur demande du Ministère de l’Écologie et du Développement Durable, les associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air ont engagé un programme de mesure de la pollution atmosphérique à proximité des plates-formes aéroportuaires. Dans ce cadre, Air Pays de la Loire a organisé durant l’été 2002 une campagne de mesure dans l’environnement de l’aéroport de Nantes-Atlantique.

un site de mesure localisé dans le prolongement des pistes

L’aéroport Nantes-Atlantique se classe en dixième position de l’ensemble des aéroports français en terme de nombre d’avions et constitue le premier aéroport du Grand Ouest. À ce titre, il a assuré en 2001, le transport de près de deux millions de passagers.
Une investigation spécifique portant sur la pollution atmosphérique dans l’environnement de la plate-forme de Nantes-Atlantique apparaissant nécessaire, Air Pays de la Loire a organisé, avec l’appui de la commune de Bouguenais, une campagne de surveillance du 8 août au 10 septembre 2002, sur un site localisé dans le prolongement des pistes, au nord-est de l’aéroport.
L’objectif de la campagne était de disposer d’informations sur la qualité de l’air dans l’environnement proche de l’aéroport et d’apporter des indications sur l’impact du trafic aérien.
Le dioxyde de soufre, les particules en suspension, le dioxyde d’azote et l’ozone, principaux indicateurs de la pollution atmosphérique, ont été les polluants mesurés pendant cette campagne.
Le laboratoire mobile d’Air Pays de la Loire a été installé à environ 550 mètres de l’extrémité nord-est des pistes de l’aéroport, dans leur prolongement, et à 650 mètres au sud-ouest du périphérique, soit à une distance suffisante au regard des recommandations nationales. La distance moyenne des avions décollant vers le nord-est est à environ 200 mètres du laboratoire mobile, à sa verticale. L’environnement général du site est caractérisé par une très faible urbanisation.

Vue du site avec Nantes-Atlantique en arrière plan (à gauche)

un environnement influencé par l’agglomération proche

Pendant la durée de la campagne, aucun dépassement des seuils réglementaires de qualité de l’air n’a été observé. Seules, les concentrations en ozone ont augmenté le 15 août, en lien avec la formation d’un épisode photochimique régional. La comparaison avec les concentrations en ozone observées, sur d’autres sites de mesure de l’agglomération, a permis de caractériser le site de surveillance de l’aéroport comme étant un site périurbain. Concernant le dioxyde d’azote, si les concentrations maximales ont été du même ordre de grandeur que sur les autres sites, la concentration moyenne a été de 15% à 20% inférieure aux stations situées plus au coeur de l’agglomération. L’étude de la pollution en fonction de la direction des vents (cf. carte ci-dessous) a également montré que le site du laboratoire mobile était principalement soumis à la pollution de l’agglomération dont l’origine provient principalement du trafic routier. Pour les autres polluants (poussières PM10 et dioxyde de soufre), les niveaux sont restés faibles et comparables avec les autres sites.

Rose de pollution en dioxyde d’azote sur le site de l’aéroport (une rose de pollution indique l’intensité de la pollution en fonction de l’origine des vents).

En conclusion, la zone proche de l’aéroport est soumise à une qualité de l’air favorable, équivalente à des secteurs comme Rezé ou Bellevue. Cette étude a également mis en évidence les contraintes liées à l’évaluation de l’impact de la pollution due au trafic aérien et ceci pour plusieurs raisons :

  • l’influence des émissions polluantes de l’agglomération proche est importante ;
  • le trafic aérien à Nantes-Atlantique, de l’ordre de dix mouvements au maximum par heure, est relativement faible.

utilité de la modélisation

L’étude réalisée pourrait être utilement complétée par l’utilisation du modèle SAMAA dont dispose Air Pays de la Loire. Cette étude permettrait de quantifier les niveaux de pollution spécifiques dus au trafic aérien en les comparant à ceux qui sont dus au trafic routier. En complément, une campagne de surveillance dans les communes proches de l’aéroport identifiées dans l’étude de modélisation comme étant potentiellement exposées, sera organisée en 2003. Cette approche visera à évaluer la qualité de l’air dans les zones où la population réside.

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