La CARENE a sollicité Air Pays de la Loire afin de disposer d’une meilleure information sur la qualité de l’air à l’intérieur et à proximité de l’école Jean Jaurès et du Grand Café, ces établissements étant situés dans des zones présentant des niveaux importants de dioxyde d’azote. Air Pays de la Loire a réalisé des mesures combinant des analyseurs normés et des micro-capteurs. L’objectif de cette phase du projet était d’évaluer la possibilité d’utiliser de tels capteurs pour un suivi sur le long terme. L’expérimentation des micro-capteurs n’a pas été concluante sur la mesure du dioxyde d’azote et ne permet pas un tel suivi. Des pistes d’amélioration ont été identifiées pour améliorer leurs performances.

contexte

La CARENE a sollicité Air Pays de la Loire afin de disposer d’une meilleure information sur la qualité de l’air à l’intérieur et à proximité de deux établissements accueillant du public à Saint-Nazaire : l’école Jean Jaurès et le Grand Café. Ces établissements avaient en effet été identifiés sur les cartes stratégiques air avec des niveaux importants en dioxyde d’azote (NO2).
Pour objectiver la situation, Air Pays de la Loire a réalisé des mesures combinant des analyseurs normés et des micro-capteurs Atmotrack. L’objectif de la phase 1 du projet est d’évaluer la possibilité d’utiliser de tels capteurs pour suivre le NO2 sur le long terme.

dispositif

En octobre et novembre 2019, l’intérieur et les abords des deux établissements ont été équipés d’analyseurs de référence en NO2, installés et étalonnés par Air Pays de la Loire, ainsi que de capteurs Atmotrack.

analyse de la qualité de l’air

Les mesures de référence (par analyseur Air Pays de la Loire) ont été analysées pour évaluer le contexte de l’évaluation et fournir des premières informations sur la qualité de l’air :


Les mesures témoignent d’une bonne qualité de l’air (indice de qualité de l’air à 1 ou 2 pour 91 % du temps), à l’exception des mesures à l’intérieur du Grand Café qui indiquent une accumulation en NO2 lié au transfert de l’air extérieur vers l’intérieur.

expérimentation des capteurs Atmotrack

L’expérimentation a porté sur la capacité des capteurs Atmotrack à répondre à des objectifs de surveillance de la qualité de l’air. Pour chacun des objectifs, des indicateurs statistiques et critères de validité ont été définis.

objectif 1 : quantifier les concentrations en NO2
Pour cet objectif, l’écart entre les mesures de référence et les mesures par Atmotrack a été calculé, pour différents pas de temps (moyenne sur toute la campagne, moyennes horaires, moyennes journalières,…) afin d’évaluer la capacité des micro-capteurs à fournir une information juste sur la quantité de polluants dans l’air.
Sur l’ensemble de ces pas de temps, les micro-capteurs s’écartent significativement de la valeur de référence : ils ne présentent pas une performance satisfaisante.
La mesure en air extérieur est plus performante que celle en air intérieur.

objectif 2 : évaluer l’évolution temporelle du NO2
Pour cet objectif, l’enjeu est d’évaluer la capacité des micro-capteurs à détecter une élévation de la concentration en polluant (même si le niveau absolu n’est pas reproduit) et donc, à terme, de cibler un moment de la journée sur lequel agir. L’indicateur retenu ici est un coefficient de corrélation temporelle.
Suivant cet indicateur, la mesure par Atmotrack ne permet pas de reproduire l’évolution temporelle du niveau en NO2.

conclusions et perspectives

L’expérimentation des capteurs Atmotrack étant peu concluante sur la mesure du NO2, il n’est pas envisageable de poursuivre l’utilisation de ces capteurs pour un suivi de long terme à Saint-Nazaire.
Des pistes d’amélioration ont néanmoins été identifiées pour améliorer ces performances (calibration sur la mesure de référence, procédure d’invalidation des données, …) et l’expérimentation pourra être reconduite après mise en œuvre de ces améliorations.
Sur le dioxyde d’azote, des travaux nationaux ont évalué les performances de plusieurs micro-capteurs du marché et ont mis en évidence des dispositifs qui permettraient de répondre au besoin de la CARENE.