Dans le cadre du projet de réaménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique, une étude a été menée afin de réaliser un état initial de l’environnement de l’aéroport. Deux campagnes de mesures ont été réalisées en hiver et été 2019. Les niveaux en polluants sont représentatifs de ceux d’une zone urbaine, respectant les valeurs réglementaires. En été, des influences ponctuelles extérieures ont été détectées.

Pour consulter les résultats détaillés de chacune des phases, les rapports sont téléchargeables ci-dessous :

contexte : état initial de la qualité de l’air préalable au réaménagement de l’aéroport Nantes-Atlantique

Dans le cadre du projet de réaménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique, la direction générale de l’aviation civile (DGAC) a lancé un appel d’offre pour la réalisation de l’étude de l’état initial de l’environnement de l’aéroport. Le bureau d’étude ARTELIA, lauréat, en lien avec le CEREMA, assistant de la DGAC pour cette étude, a sollicité Air Pays de la Loire pour l’évaluation de la qualité de l’air au sein de la plateforme aéroportuaire.

La campagne cible plusieurs polluants, conformément au cahier des charges et aux échanges avec ARTELIA :

  • le dioxyde d’azote (NO2), produit notamment par la combustion du carburant dans les moteurs d’avions et de voitures,
  • les particules fines PM10 et PM2.5, qui proviennent principalement de l’agriculture, du chauffage au bois, de l’usure des routes, des carrières et des chantiers,
  • le dioxyde de soufre (SO2), issu des impuretés soufrées des combustibles fossiles,
  • le monoxyde de carbone (CO), formé lors de la combustion incomplète de matières organiques et de produits pétroliers.

moyens de mesure : un dispositif au sein de la plateforme aéroportuaire

une campagne de mesure sur 4 semaines

La période de suivi de cette campagne s’est étendue du 30 août au 30 septembre 2019.
L’activité de l’aéroport était forte en termes de nombre de passagers et de mouvements d’avions particulièrement durant cet été.

types de mesure

Le dispositif de mesure mis en œuvre par Air Pays de la Loire comprend un laboratoire mobile, installé au sein de la plateforme aéroportuaire, à proximité de l’Aéroclub de Loire-Atlantique. Il est équipé d’analyseurs automatiques, qui ont suivi en continu, les concentrations de dioxyde d’azote (NO2), de particules fines PM10 et PM2.5, de dioxyde de soufre (SO2), et de monoxyde de carbone (CO), selon les mêmes standards métrologiques que le réseau de surveillance d’Air Pays de la Loire.

résultats : les niveaux en polluants respectent les valeurs réglementaires

dioxyde d’azote

Les niveaux en NO2 mesurés au sein de la plateforme aéroportuaire sont proches de ceux relevés sur les sites en centre-ville de Nantes, il s’agit de valeurs caractéristiques de zones urbaines.
Ils ont de fortes probabilités de respecter la valeur limite (40 μg/m3 en moyenne annuelle).
En hiver, les conditions étant plus favorables à la production de dioxyde d’azote, les niveaux observés en mars-avril sont 1.5 fois plus forts qu’en septembre.

NO2

Respect des seuils réglementaires
Niveau du polluant de type urbain
Influence probable des travaux d’enrobés

particules fines PM10, PM2.5

Les niveaux de PM10 et PM2.5 sont par ailleurs très bien corrélés avec les niveaux relevés sur les sites urbains de l’agglomération nantaise, dont l’évolution est gouvernée par les conditions météorologiques à l’échelle régionale, voire interrégionale.
Comme pour le dioxyde d’azote, nous mesurons en mars-avril des niveaux 1.5 fois plus importants qu’en septembre. Ce phénomène est lié à des conditions météorologiques hivernales propices à l’accumulation de particules fines et à des émissions plus intenses à cette période de l’année.

PM10, PM2.5

Respect des seuils réglementaires
Niveau du polluant de type urbain

autres polluants : CO et SO2

Ces polluants, mesurés au sein de la plateforme, présentent des niveaux faibles. Malgré quelques pics ponctuels de CO, ils sont la plupart du temps au niveau de la limite de détection des analyseurs pour les deux campagnes de mesure.

CO

Respect des seuils réglementaires
Niveau du polluant de type urbain
Influence ponctuelle des avions de l'Aéroclub de Loire-Atlantique

SO2

Respect des seuils réglementaires
Niveau du polluant de type urbain
Influence probable des travaux d’enrobés

conclusions

Cette deuxième étude confirme les résultats de la première campagne et montre des concentrations typiques d’une zone urbaine, avec une forte probabilité de respect des valeurs réglementaires.
Elle met en évidence une influence ponctuelle des émissions liées aux avions de l’Aéroclub de Loire-Atlantique sur les concentrations en monoxyde de carbone, et une influence probable des travaux d’enrobés de la piste et du taxiway sur les concentrations en dioxyde de soufre et dioxyde d’azote.