Les mesures réalisées au Sud-Loire de Nantes durant l’année 2020 ont mis en évidence des niveaux de pollution représentatifs d’un milieu urbain de fond. On note une influence du chauffage résidentiel au bois pour les particules PM10 et PM2,5, conjuguée à une possible influence de la chaufferie bois Californie sur le site de mesure de Trentemoult.  
Entre le 15 octobre et le 31 décembre, sa possible influence a été notée à l’occasion de 8 journées, lors d’élévations ponctuelles de particules PM10 et PM2,5, durant entre 1 et 2 heures.

Suite à la mise en service des stations de surveillance de la qualité de l’air à Trentemoult et aux Couëts le 2 mars 2017, Air Pays de la Loire dresse le bilan de la qualité de l’air pour l’année 2020.

Les niveaux de pollution enregistrés aux Couëts et à Trentemoult sont représentatifs d’un milieu urbain de fond avec une influence :

  • du chauffage individuel au bois pour les poussières fines PM10 et PM2.5,
  • des émissions de la chaufferie bois, ponctuellement, pour les poussières fines PM10 et PM2.5.

En termes de réglementation :

  • l’ensemble des valeurs réglementaires définies pour le dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote a été respecté en 2020,
  • la valeur limite et l’objectif de qualité pour les PM10 ont également été respectés,
  • quatre dépassements du seuil d’information pour les PM10 sur le site des Couëts les 10 et 24 janvier 2020, 28 mars et 23 novembre ont été recensés.
  • deux dépassements du seuil d’information pour les PM10 sur le site de Trentemoult les 28 mars et 23 novembre 2020 ont été constatés.
  • pour les journées du 24 janvier, 28 mars et 23 novembre, ces hausses de pollution sont à mettre en relation notamment avec des augmentations généralisées qui ont touché tout le nord-ouest de la France. Le dépassement du seuil d’information enregistré le 10 janvier 2020 sur le site des Couëts est lié à la présence de brûlage à l’air libre au niveau d’un rond-point de la route de Pornic dans la matinée ; les vents de nord-ouest portant alors ces émissions vers le site des Couëts.
  • la valeur limite et l’objectif de qualité pour les PM 2.5 ont également été respectés, le niveaux moyen de PM2.5 demeurant proche de l’objectif de qualité.

Du 15 octobre au 31 décembre (début de la seconde saison de chauffage au bois), 8 journées ont été recensées durant lesquelles une influence des émissions de la chaufferie bois est constatée sur le site de Trentemoult. Durant ces journées, l’influence possible de la chaufferie bois se caractérise par des élévations ponctuelles de PM10 et de PM2.5 qui durent entre 1 et 2 heures. Une surconcentration de +23 μg/m3 pour les PM10 et de +16 μg/m3 pour les PM2.5 est alors enregistrée. Cette surconcentration ponctuelle influence peu la moyenne journalière (augmentation de +1 à +3 μg/m3 selon les journées concernées).
En 2021 et 2022, il est prévu de poursuivre le suivi de la qualité de l’air en Sud-Loire en se focalisant sur les niveaux de pollution en poussières (PM10 et PM2.5) avec l’intégration de mesures de PM2.5 sur le site des Couëts et en dioxyde d’azote. Ce suivi sur 2 années supplémentaires prendra en compte la fin de la saison de chauffage au bois 2020-2021 puis une troisième séquence de chauffage au bois durant l’hiver 2021-2022.