Suite à des gênes manifestées par les usagers de terrains de sports situés à proximité de la chaufferie de la Trocardière, la Maire de Rezé a sollicité Air Pays de la Loire afin d’effectuer une campagne d’évaluation de la qualité de l’air de deux mois, à l’hiver 2020-2021.
Les mesures réalisées montrent que les concentrations en polluants ont été inférieures aux valeurs réglementaires. Les niveaux sont proches de ceux relevées à Nantes, en milieu urbain de fond. Une légère surconcentration en particules a été relevée à la Trocardière lors d’un épisode régional de pollution, probablement due au chauffage résidentiel. L’influence de la chaufferie sur les niveaux de polluants n’a pas pu être caractérisée.

contexte

Pour faire suite à des plaintes d’usagers des terrains de sport situés à proximité de la chaufferie de la Trocardière, la mairie de Rezé a mandaté Air Pays de la Loire pour évaluer la qualité de l’air dans la zone de la Trocardière.

dispositif de mesure

Une campagne de mesures sur site de deux mois a été effectuée en décembre 2020 et janvier 2021, pour évaluer en temps réel les concentrations des principaux polluants réglementaires (PM10, PM2.5, NO2 et SO2) à proximité des terrains de sport du stade Léo Lagrange, à Rezé. Les mesures ont été effectuées du 30/11/2020 au 06/02/2021.

résultats

Les résultats des deux mois de campagne de mesures montrent que :

  • les concentrations sont inférieures aux valeurs limites réglementaires, pour tous les polluants,
  • pour les PM2.5, les concentrations moyennes (9,6 μg/m3) sont proches de l’objectif de qualité (fixé à 10 μg/m3 en moyenne annuelle),
  • les niveaux de SO2 sont très faibles et à la limite des seuils de détection des appareils,
  • les concentrations en PM10, PM2.5 et NO2 mesurées à la Trocardière sont proches de celles mesurées à Nantes, en milieu urbain de fond,
  • on observe une légère surconcentration (de l’ordre de 2 μg/m3) en particules à la Trocardière lorsque les niveaux de particules sont élevés dans la région, par rapport à Nantes ce qui fut le cas les 7 et 8 janvier 2021 notamment, en lien probablement avec des émissions du chauffage résidentiel,
  • l’influence de la chaufferie sur les concentrations mesurées n’a pas pu être caractérisée lors des deux mois de campagne de mesures.

Il faut souligner ici que durant les deux mois de mesures de cette étude, aucun épisode de rabat de panache au niveau des terrains de sport n’a été observé. Il n’est donc pas possible de conclure sur les niveaux de pollution enregistrés dans ces cas de figure.

Afin d’étudier les niveaux de pollution lors de tels épisodes très ponctuels, il conviendrait d’augmenter la durée de suivi de la qualité de l’air.