Courant 2005, Air Pays de la Loire a mesuré la qualité de l'air de Châteaubriant (Loire-Atlantique). En complément de la surveillance permanente des grandes agglomérations, Air Pays de la Loire a mis en place depuis plusieurs années une surveillance périodique des villes moyennes.

des mesures périodiques

L'objectif de cette étude était d'évaluer la qualité de l’air dans deux situations différentes : la pollution ambiante moyenne du centre ville et la pollution maximale dans une rue principale.

Les mesures de pollution atmosphérique ont été réalisées en deux temps : d'abord au printemps (de mi-avril à mi-mai) puis à l'automne (d'octobre à novembre). Ces deux périodes de mesure ont permis de prendre en compte des conditions météorologiques contrastées.

Deux équipements ont été utilisés :

  • le laboratoire mobile d'Air Pays de la Loire , installé près du château, a permis de surveiller six polluants à raison d'une mesure toutes les quinze minutes : dioxyde de soufre, dioxyde et monoxyde d’azote, monoxyde de carbone, ozone et poussières fines PM10 ;
  •  des capteurs de benzène ont été installés dans la rue Aristide-Briand.

ozone : des pointes possibles par temps chaud et ensoleillé

Les niveaux d’ozone enregistrés à Châteaubriant ont été comparables à ceux enregistrés dans les autres agglomérations des Pays de la Loire. Ils sont restés globalement modérés. Toutefois, des pointes d'ozone ne sont pas à exclure en période particulièrement chaude et ensoleillée. Le seuil de recommandation et d'information de la population fixé à 180 µg/m3 pourrait être dépassé.

La pollution moyenne par les autres polluants dans le centre ville de Châteaubriant est restée faible. Aucun impact significatif des rejets polluants d'origine industrielle pendant les périodes mesurées n’a été détecté par le laboratoire mobile installé près du château.

niveaux de benzène dans l'air

Les niveaux de benzène dans la rue Aristide-Briand se situent dans la fourchette basse des concentrations de benzène enregistrées sur les autres sites de trafic de la région. La moyenne sur les deux périodes a atteint 1,5 µg/m3. Le risque de dépassement de l'objectif de qualité fixé à 2 µg/m3 en moyenne sur l'année, et a fortiori de la valeur limite, est faible dans la rue Aristide-Briand.