Le ministère de l’Écologie et du développement durable a souhaité que des mesures de la qualité de l’air soient effectuées dans des lieux clos recevant du public (espaces ferroviaires, parcs de stationnement, centres commerciaux…). Dans ce cadre, Air Pays de la Loire a mené, en 2002, une première campagne exploratoire à l’intérieur d’un parking souterrain de stationnement automobile d'Angers sachant que ce type d’environnement est susceptible d’enregistrer des niveaux significatifs de pollution d’origine automobile. En 2003, Air Pays de la Loire a poursuivi cette thématique en réalisant une seconde campagne de mesure à l’intérieur d’un parking aérien et couvert.

un mois et demi de mesures dans le parking Graslin à Nantes

Une campagne de mesure a été réalisée du 13 octobre au 3 décembre 2003 dans le parking Graslin situé dans le centre ville de Nantes à proximité de la place Graslin. Ce parc de stationnement aérien couvert d’une capacité de 528 places est ouvert 24 heures sur 24. Il accueille plus de 500 000 véhicules à l’année. Des mesures de monoxyde de carbone, d’oxydes d’azote, de dioxyde de soufre et de poussières fines de diamètre inférieur à 10 µm ont été réalisées au niveau 3 du parking, à 7 m de la sortie centrale.

des niveaux plus faibles mais cohérents avec les études antérieures

Les niveaux enregistrés en CO, SO2 et NOx dans le parking Graslin sont du même ordre de grandeur que ceux qui ont été mesurés dans d’autres parcs de stationnement couverts. Par comparaison aux mesures réalisées en 2002 dans le parking du Rallie ment à Angers, les niveaux moyens enregistrés dans le parking Graslin sont deux à cinq fois plus faibles selon les polluants considérés. Cette infériorité est moins nette pour les niveaux de pointe. Une fréquentation plus élevée du parking du Ralliement et surtout une configuration moins aérée peuvent expliquer cette supériorité des niveaux mesurés dans le parking angevin.

respect des valeurs réglementaires, des recommandations spécifiques et des valeurs guides de l’OMS

Les teneurs maximales en CO respectent les valeurs réglementaires en vigueur dans les parcs de stationnement.
Les teneurs maximales en CO, NO2 et SO2 respectent les recommandations du Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF) relatives aux parcs de stationnement couverts.
Les valeurs guides de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la protection de la santé, établies pour des durées d’exposition inférieures à l’heure (le temps passé dans le parking par un automobiliste est généralement estimé entre 10 et 15 minutes), ont été respectées pour le CO, NO2 et SO2.

une évolution temporelle des niveaux de pollution liée à la fréquentation du parking

L’évolution au sein de la semaine est similaire pour l’ensemble des polluants : les teneurs dominicales représentent au plus 60 % des teneurs mesurées les jours ouvrés. La fréquentation plus faible le lundi est également visible sur les concentrations en CO et NO.
L’ensemble des polluants mesurés présente le même profil journalier avec une nette augmentation des concentrations en début de matinée jusqu’à midi puis une stabilisation suivie d’une seconde augmentation des concentrations à partir de 14 heures jusqu’en fin d’après-midi début de soirée. Les maxima de la journée sont atteints vers 18 -19 heures.

perspectives

Il serait ultérieurement utile de réaliser de nouvelles mesures dans un parc de stationnement couvert en période de fortes fréquentations (période de fin d’année par exemple) afin de les comparer avec les mesures déjà réalisées en période de fréquentation moyenne. Enfin, il serait intéressant d’élargir les mesures à d’autres espaces clos accueillant du public (hall de gare par exemple…).