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Évaluation de la qualité de l'air dans l'environnement de l'Unité de Valorisation Énergétique Arc-en-Ciel 2034, campagne 2025

  • Air extérieur

Cette campagne de mesure a été menée au printemps et en hiver 2025 autour d’Arc-en-Ciel 2034, conformément aux recommandations du guide de l’INERIS sur la surveillance autour des installations classées. Son objectif est de comparer les niveaux de pollution par rapport aux valeurs réglementaires et d’évaluer l’influence des émissions du site sur la qualité de l’air environnant.
Elle montre que les niveaux de polluants mesurés sont représentatifs d’une zone périurbaine et respectent les valeurs réglementaires en vigueur.  Aucune influence significative des émissions d’Arc-en-Ciel 2034 n’a été mise en évidence.
Les mesures se poursuivent en 2026 avec le même dispositif de mesure qu’en 2025.

Contexte

Depuis la publication des arrêtés préfectoraux du 2 juillet 1992 et du 14 avril 2003, modifié le 13 février 2018, qui imposent une surveillance annuelle de la qualité de l’air autour de l’Usine de Valorisation Énergétique, le dispositif de la campagne de mesure 2020 a évolué et intègre les recommandations du guide « surveillance dans l’air autour des installations classées - retombées des émissions atmosphériques » (INERIS - novembre 2016).
Deux types d’indicateurs sont ciblés :

  • Les concentrations en polluants atmosphériques, qui comprennent les métaux lourds, l’acide chlorhydrique (HCl), l’acide fluorhydrique (HF), le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2), le monoxyde de carbone (CO), les particules PM10 ainsi que le mercure gazeux.
  • Les retombées atmosphériques totales, qui contiennent notamment les dioxines et furanes et les métaux lourds.


Cette surveillance annuelle a pour objectif :

  • De comparer les niveaux de pollution par rapport aux valeurs réglementaires et de référence.
  • D’évaluer l’influence des émissions d’Arc-en-Ciel 2034 sur la qualité de l’air environnant, en comparant notamment les mesures à celles réalisées sur d’autres sites, non influencés par l’établissement.

En 2025, compte tenu des niveaux d’acide fluorhydrique (HF) inférieurs aux limites de détection sur l’ensemble des sites de prélèvement depuis 5 ans, la mesure de ce polluant a été retirée. Le dispositif a par ailleurs été renforcé par la mise en œuvre des mesures de PM2.5.

Moyens

Une campagne de mesure avec 2 phases de 4 semaines

En 2025, la période de prélèvements s’est étendue du 23 juin au 22 juillet 2025 pour la première phase et du 5 décembre 2025 au 2 janvier 2026 pour la seconde phase, avec un fonctionnement nominal des lignes d’incinération sur l’ensemble de la campagne.

Deux types d’indicateurs pour plusieurs polluants

Le dispositif d’étude mis en œuvre par Air Pays de la Loire comprend la mesure :

  • Des dépôts atmosphériques par la collecte et l’analyse des eaux de pluie. Il s’agit de quantifier :
    • 9 métaux (As, Ni, Cd, Pb, Cu, Cr, Hg, Mn, Co, Sb, V),
    • les dioxines et les furanes (17 congénères toxiques).
  • Des concentrations atmosphériques :
    • par la pose de systèmes aspirant l’air ambiant au travers de filtres qui sont analysés en laboratoire pour mesurer :

               - l’acide chlorhydrique gazeux,

               - les métaux lourds en suspension dans l’air (As, Ni, Cd, Pb, Cu, Cr, Mn, Co, Sb, V).

  • par la mesure en continu du dioxyde d’azote, monoxyde de carbone, dioxyde de soufre et particules PM10 et PM2.5 ainsi que le mercure gazeux à l’aide d’analyseurs automatiques.

Résultats

Les niveaux enregistrés vis-à-vis de la réglementation en vigueur sont résumés dans le tableau ci-dessous :
niveaux enregistrés vis-à-vis de la réglementation en vigueur

Aucun dépassement des valeurs réglementaires n’a été constaté lors de la campagne. Toutefois, des dépassements :

  • De la valeur guide de l’OMS du NO2 (25 μg/m3 en moyenne journalière, à ne pas dépasser plus de 3 à 4 jours par an) n'est pas à exclure, compte tenu des niveaux enregistrés lors de la campagne.
  • De la valeur guide de l’OMS pour les PM10 (15 µg/m3 en moyenne annuelle) n'est pas à exclure étant donné les niveaux supérieurs à Couëron par rapport à Nantes.
  • De la valeur guide de l’OMS pour les PM10 (45 µg/m3 en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de 3 à 4 jours par an) n'est pas à exclure compte tenu du dépassement de cette valeur sur certaines stations urbaines de Nantes les années passées.
  • De la valeur guide de l’OMS pour les PM2.5 de 15 µg/m3 en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de 3 à 4 jours par an a été constatée durant la campagne. Le dépassement de la valeur guide de l’OMS de 5 µg/m3 en moyenne annuelle est très probable étant donné que celle-ci est dépassée sur l’ensemble des stations dans les Pays de la Loire.

Un respect des valeurs réglementaires et des valeurs guides de l’OMS est par ailleurs très probable pour le SO2 et le CO.

L’analyse de ces résultats permet par ailleurs d’évaluer l’influence d’Arc-en-Ciel 2034 sur ces polluants, et montre que :

  • L’influence de l’établissement sur les dépôts de métaux lourds (arsenic, cadmium, cobalt, manganèse, nickel, plomb, mercure, antimoine et vanadium) dans son environnement n’est pas significative.
  • Aucun lien de causalité n’a été établi entre les niveaux d’acide chlorhydrique et de métaux lourds dans l’air et les émissions de l’établissement.
  • Les niveaux de dioxines et furanes ne sont pas influencés par les émissions de l’établissement.
  • Aucune influence de l’établissement n’a été détectée dans les concentrations atmosphériques de dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, particules PM10 et PM2.5, monoxyde de carbone et mercure gazeux.

Conclusions

Les teneurs en polluant enregistrées dans l’environnement d’Arc-en-Ciel 2034 sont représentatives d’une zone périurbaine. L’ensemble des niveaux en polluant mesurés au cours de la campagne respectent les valeurs réglementaires. Un dépassement est possible pour certaines valeurs guides définies par l’OMS pour le NO2, les PM10 et PM2.5. Cette observation n’est pas spécifique à l’environnement d’Arc-en-Ciel mais est enregistrée en milieux urbains et périurbains.
Aucune influence significative des émissions d’Arc-en-Ciel 2034 sur les concentrations des différents polluants n’a été mise en évidence.

Les mesures se poursuivent en 2026 avec le même dispositif de mesure qu’en 2025.