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Évaluation de la qualité de l’air de la chaufferie biomasse dans l'environnement de la Société Célia Laiterie de Craon, campagne hiver 2025

  • Air extérieur

La Société Célia Laiterie de Craon a sollicité Air Pays de la Loire dans le cadre du remplacement de chaudières gaz par une chaudière biomasse, afin de mener une campagne de mesure pour déterminer l’impact de la chaufferie sur la qualité de l’air. 
Les résultats indiquent qu’aucune influence n’a été relevée pour les particules PM10 et PM2.5, et que les niveaux mesurés sont de même ordre qu’en milieu urbain à Laval. Pour le dioxyde d’azote (NO2), les niveaux mesurés sont plus faibles qu’en milieu urbain. Néanmoins, des niveaux plus élevés ont été enregistrés en provenance de la laiterie par rapport aux mesures hors influence, suggérant une influence sur les concentrations en NO2 attribuable non pas spécifiquement à la chaufferie biomasse mais plus globalement aux activités de la laiterie.

Contexte et objectif

Dans le cadre du remplacement de chaudières gaz par une chaudière biomasse, la Société Célia Laiterie de Craon a sollicité Air Pays de la Loire afin de déterminer l’impact de l’installation sur la qualité de l’air. Cette chaufferie, composée d’une chaudière biomasse de 8,7 MW et d’une chaudière gaz en complément, permet de répondre aux besoins de vapeur du site.

Une campagne de mesure a été déployée du 19 septembre au 24 octobre 2025 en milieu habité, afin d’évaluer l’influence de la chaufferie sur la qualité de l’air.
Des mesures de concentrations de particules PM10 et PM2.5 et de dioxyde d’azote NO2 ont été réalisées et comparées à la réglementation en vigueur et aux stations de mesure permanentes de Laval (station urbaine) et de Saint-Denis d’Anjou (station rurale). En complément, des mesures de carbone suie fournissant des informations supplémentaires sur l’origine des particules (combustion de biomasse, combustion de combustibles fossiles) ont été mises en œuvre.

Moyens

Deux remorques laboratoires ont été déployées du 19 septembre au 24 octobre au niveau des zones de retombées maximales identifiées par l’étude de modélisation, pour y mesurer les concentrations de particules PM10 et PM2.5, de dioxyde d’azote NO2 et le carbone suie.

Résultats

Les résultats montrent :

  • Des niveaux en PM10 et PM2.5 de même ordre dans l’environnement de la laiterie qu’en milieu urbain de Laval et qu’en milieu rural de Saint-Denis d’Anjou. Aucune influence n’a été relevée sur ces polluants par vents provenant de la laiterie.
  • Des niveaux de NO2 plus faibles qu’en milieu urbain de Laval, en lien avec une exposition au trafic routier plus faible dans l’environnement de la laiterie. Néanmoins, des niveaux plus élevés ont été enregistrés en provenance de la laiterie (+1,92 µg/m3 par vents de nord-est et +3,57 µg/m3 par vents de sud-ouest) par rapport aux mesures hors influence, suggérant une influence sur les concentrations en NO2 attribuable non pas spécifiquement à la chaufferie biomasse mais plus globalement aux activités de la laiterie.
  • Aucune influence de la laiterie n’a été relevée sur les concentrations en carbone suie.

Les niveaux enregistrés vis-à-vis de la réglementation en vigueur sont résumés dans le tableau ci-dessous :
niveaux enregistrés vis-à-vis de la réglementation en vigueur